Source : Conseil départemental de Mayotte

Le vendredi 4 mars 2016 s’est tenue à l’hémicycle Younoussa Bamana, la journée d’échanges sur l’inscription du lagon de Mayotte au patrimoine mondial de l’Unesco. La journée s’est déroulée en deux temps : le matin ce fut l’installation du conseil scientifique composé de sept membres, par le Président Soibahadine IBRAHIM RAMADANI aux côtés du Préfet de Mayotte Seymour MORSY, en présence de nombreux scientifiques membres de l’UICN France, d’élus et de l’équipe-projet. Son objectif est d’accompagner le Conseil départemental dans l’élaboration du projet de candidature du lagon de Mayotte au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Monsieur Thierry LEFEBVRE de l’UICN a précisé lors de la présentation des aspects méthodologiques, qu’il s’agit d’une mission purement consultative, la décision d’inscrire le lagon sur la liste indicative des biens français pour le patrimoine mondial de l’UNESCO, sera prise au niveau du ministère de l’écologie.
La journée d’échanges s’est poursuivie dans l’après-midi, présidée par le 6ème Vice-Président Monsieur Sidi Mohamed. L’équipe projet a présenté au public les travaux et la démarche entamés depuis 2012 pour l’intégration de Mayotte sur la liste indicative des biens français. L’UICN a ensuite démontré par la présentation de son étude sur les valeurs naturelles répondants aux critères de l’Unesco, que le lagon de Mayotte détient des atouts indéniables pour intégrer cette liste, notamment sa géomorphologie, les espèces remarquables qui y vivent et les habitats en bon état de conservation.

La forte représentation de la population a montré à travers les échanges, une réelle prise de conscience aux enjeux. Leurs interventions ont souligné plusieurs inquiétudes : Comment les pêcheurs et les usagers vont-ils y vivre ? Le projet va-t-il aboutir face aux problèmes de l’assainissement, l’érosion du sol, de la surpopulation … ?

Le Professeur Thomassin, membre du conseil scientifique a expliqué qu’il est plus intéressant que le classement se fasse par portion afin d’éviter justement certaines contraintes et ne pas bloquer le développement de l’île comme par exemple l’extension de la piste d’atterrissage de l’aéroport et le développement du port de Longoni.

Cet atelier avait pour objectif de réunir le conseil scientifique et les acteurs locaux afin de leur présenter l’étude de faisabilité du projet, d’établir des liens et récolter leurs propositions. Il faudra s’armer de patience car le travail de préparation de ce type de dossier est en général, extrêmement long, en moyenne quatre à cinq ans.