Source : Clicanoo.re

Le député européen Younous Omarjee propose que le lagon de Mayotte soit classé au patrimoine mondial de l’humanité. L’information est relayée par nos confrères de France Mayotte Matin. Le député européen y voit un moyen « d’ériger un bouclier pour protéger le lagon mahorais et ses abords tout en créant un effet de développement économique. De cette manière, nous disposerons d’autres outils pour repousser les senneurs tout en stimulant l’attractivité du territoire à travers la mise en valeur de l’un de ses plus beaux joyaux. »

Le lagon mahorais est l’un des plus grands lagons au monde : 1550 km² avec une profondeur qui varie entre -30 et -45 m, et des vallées sous-marines entre -60 et -80 m. Il abrite trois milieux exceptionnels, les mangroves, les récifs coralliens et les herbiers. Les scientifiques y ont identifié 43 espèces d’oiseaux, 22 espèces de mammifères marins dont 18 espèces de dauphins, trois espèces de baleines à fanon dont la baleine à bosse et une espèce de sirénien (le dugong), deux espèces de tortues, 39 espèces de raies et requins, 760 espèces de poissons, 300 espèces de coraux et 127 espèces d’hydraires.

La route s’annonce longue. A la Réunion, à l’initiative de la SREPEN, l’idée d’un classement au patrimoine mondial naît dans les années 70. En octobre 2009, notre île obtient le classement du Maloya au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, mais il faudra attendre 2010 pour les cirques, pitons et remparts.

Les biens proposés pour inscription sur la liste du patrimoine mondial sont évalués par deux organisations consultatives indépendantes, le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) et l’Union mondiale pour la nature (UICN). La troisième organisation consultative est le Centre international d’étude pour la préservation et la restauration des biens culturels (ICCROM), un organisme intergouvernemental qui donne au Comité des conseils sur la conservation des sites culturels ainsi que sur les activités de formation. Une fois qu’un site a été proposé et évalué, c’est au Comité intergouvernemental du patrimoine mondial qu’appartient de prendre la décision finale concernant son inscription.